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Atlas Graphique |
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Santé |
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évolution des cas de
tuberculose, trachome, rougeoie et bilharziose |
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Le Maroc
connaît une transition épidémiologique
qui l’oblige à faire face à un double
fardeau de la mortalité
En effet, en 50 ans, la morbidité a
connu une évolution importante dans le
sens d’un transfert de sa charge globale
des maladies transmissibles vers les
maladies non transmissibles et les
accidents et traumatismes de toute
nature. Trois grandes tendances sont à
l’œuvre au Maroc depuis déjà quelques
années :
(i) Une tendance à la diminution, voire
à l’éradication d’un certain nombre de
maladies : en particulier, les maladies
cibles de la vaccination, mais aussi les
maladies à transmission hydrique,
typhoïde et choléra en tête, le
trachome, la bilharziose, la lèpre et le
paludisme ;
(ii) Une tendance vers la persistance,
la stagnation, voire la recrudescence de
certaines maladies : en particulier, la
tuberculose qui continue d’être un grand
problème de santé publique ; mais aussi
les infections respiratoires aigues de
l’enfant, les hépatites virales B et C
et les toxi-infections alimentaires.
(iii) Une tendance nette à l’émergence,
en termes de fréquence, des maladies
chroniques : cancers, maladies
cardio-vasculaires avec l’hypertension
artérielle en tête, maladies
métaboliques avec le diabète en tête,
l’asthme, l’insuffisance rénale
chronique, et les maladies mentales,
ainsi qu’une tendance aussi nettement à
la hausse des accidents et traumatismes
non intentionnels.
Cette évolution de la redistribution de
la charge de morbidité, qui n’est
d’ailleurs pas spécifique au Maroc,
indique clairement le processus
transitionnel à l’œuvre. Le pays n’est
pas encore parvenu à régler ses
problèmes de « maladies des pays pauvres
» alors qu’il doit faire face à une
montée en puissance et en fréquence des
« maladies des pays riches », plus
difficiles et plus chères à prendre en
charge. Les statistiques de mortalité
globale de l’année 2000 indiquent que
30% des décès sont déjà imputables aux
deux seules pathologies
cardiovasculaires et tumorales. |
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