ENVIRONNEMENT ET TERRITOIRE :
Autour des questions classiques telles
que l’eau ou le foncier, la réflexion
actuelle sur l’environnement met
l’accent sur les points suivants :
- le coût de l’inaction et de
l’attentisme, le coût du décalage et des
découplages des actions dans le temps et
dans l’espace, dont la pertinence
intrinsèque n’est souvent pas mise en
question, mais dont l’application hors
d’une logique d’intégration spatiale, et
structurée dans le temps, n’apportent
qu’une satisfaction technique et
sectorielle sans réelle ambition d’un
véritable processus de développement
humain,
- les conflits dans l’utilisation de
l’espace et ses vocations, les conflits
des droits d’usage et des droits de
propriété, les conflits dans
l’utilisation des ressources naturelles,
conflits souvent « réglés » par des
attitudes du moment au gré des «
rapports de force » et des conjonctures,
traitement toujours fait au détriment de
la « raison d’équilibre » l’équilibre
écologique, où l’actuel prévaut sur le
devenir, compromettant un développement
durable,
- le développement d’un véritable
mécanisme des solidarités, un meilleur
rééquilibrage des solidarités,
solidarité intergénérationnelle dans le
respect des ressources naturelles et de
leur équilibre, solidarité interspaciale
et interrégionale, solidarité amont/aval
dans les bassins hydrauliques, pour une
meilleure répartition de ces ressources,
véritable ciment des interdépendances,
et du sentiment partagé d’un devenir
commun,
- l’émergence d’une gouvernance basée
sur la quadruple culture, de la
responsabilité, de l’intégration, de la
contractualisation et du
"rendre-compte". Un terrain où la
déconcentration, d’abord, la
décentralisation ensuite, viennent
consacrer la prééminence de
l’intégration territoriale qui aura
cessé d’être une simple juxtaposition
des plans sectoriels.
Ces défis ne peuvent pas être relevés
par une nouvelle édition des priorités,
mais par un mode opératoire où
l’objectif quantifié est lié au temps,
mesurable à l’étalon d’indicateurs
fiables, afin d’inverser les tendances,
et tirer des antagonismes les ressorts
d’un développement durable. |
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