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Les précipitations ont enregistré une
tendance générale à la baisse dans
toutes les régions du Maroc. En plus du
fait qu’elles étaient de plus en plus
rares, elles se sont caractérisées par
des disparités spatiales importantes et
par de fortes fluctuations, entre années
de sécheresses, parfois sévères, et
années à forte pluviométrie. Durant la
période récente 1955-2004, le Maroc a
connu 7 périodes de grande sécheresse,
dont 5 après 1975. Le nombre de jours de
pluie se limite à 50 jours sur une
grande partie du pays.
Ces deux tendances, rareté et
irrégularité, renseignent sur le
caractère crucial de la question de
l’eau au Maroc et expliquent la très
grande vulnérabilité de l’activité
agricole et économique à la donne
climatique.
Situé dans une zone aride et semi-aride,
le Maroc connaît aussi des températures
moyennes annuelles élevées, dépassant
les 20°C dans le sud et plus douces le
long du littoral. L’évolution de la
température des 50 dernières années,
dans plusieurs stations météorologiques
nationales, montre que les températures
maximales d’hiver, et minimales et
maximales d’été, s’inscrivent plutôt
dans une tendance haussière, tandis que
la température minimale d’hiver connaît
une tendance à la baisse. En termes
d’évolution générale, le Maroc aura
connu une augmentation de sa température
moyenne d’environ 1°C, renseignant sur
le phénomène global de réchauffement. |
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